Agir Vite….

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Document  n° 16

 

Agir Vite                          18 octobre 2008

http://agirvite.free.fr

 

 

     

 

 

 

 

Lettre ouverte de l’association « Agir Vite »,

aux adhérents de CAP21 et à Corinne LEPAGE


 

 

 

Agir Vite tient à vous exprimer sa consternation de voir que CAP21 n’envisage toujours pas de participer  au rassemblement  initié par Daniel Cohn Bendit pour les élections européennes, au prétexte « qu'elle ne repose sur aucun idéal commun et ne s'inscrit en aucune manière dans une démarche de long terme de rassemblement de la famille écologiste » (votre communiqué du 14 septembre 2008), formulation qui nous étonne a plus d’un égard.

 

(Lire la suite…)

 

 

Document  n° 15                                                                                                      30 juin 2008

 

  Agir Vite

 

     

       Membre de

       

 

Lettre ouverte à Daniel COHN-BENDIT, Cécile DUFLOT, et Noël MAMERE,

à propos d’un « rassemblement des écologistes » en vue des élections européennes de 2009.  

         

Copies à José BOVE et Nicolas HULOT.

 

Extraits :

 

(…) En vue des élections européennes de 2009, vous avez proposé un « Rassemblement des Ecologistes »,

et sollicité les participations de José BOVé et Nicolas HULOT.

Le premier semble ne pas vous avoir encore répondu ; le deuxième est réservé, même si, paraît-il,  il «laisse une porte entrouverte».

 

 

De notre côté, devrions-nous être ravis de votre initiative ?

 

En fait, elle nous consterne, tant il s’agit, une fois de plus, d’une opération de style : «ralliez-vous à notre panache Vert»,

par laquelle vous vous adressez à des  individus et personnalités, pour mieux rejeter les autres partis écologistes. 

 

(…)

 

Vous êtes devant cette responsabilité gravissime : pour sortir de l’inefficacité, votre appel doit aussi s’adresser au moins

à Corinne LEPAGE [1] et à Antoine WAECHTER, es qualités de présidents de CAP21 et du MEI, et non es personnes.

 

(…)

 

(Lire l'intégralité de la lettre ouverte...)

 

 

Document n°14, du 18 novembre 2007

 

Agir Vite

                                                                                                                                                   18/11/2007             

   Agir Vite est un groupe de pression en écologie politique,

   strictement indépendant des partis. L’association (statut 1901)

   n’accepte pas l’adhésion de cartés ou d’élus. Elle se refuse

   statutairement à présenter des candidats aux élections.

 

 

Lettre aux militants Verts.

 

Extrait :

 

(…)

Les Verts ont fait la démonstration que vouloir courir simultanément deux lièvres à la fois (le social et l’écologique) a conduit  à être  deux fois inefficaces. A supposer même que vous ayez eu raison de vouloir lier ces deux objectifs (ce que nous contestons), alors, vous vous êtes trompés de gauche, ou on vous a trompés  de gauche.

L’« écologie de gauche » n’est plus qu’un alibi, bien commode pour certains.

S’allier avec le PS, c’est renoncer simultanément à l’écologie et à une politique de gauche.

 

ooOOoo

 

Il faut en tirer les conclusions :

 

1)    Les alliances préalables (contrats de mandatures) entre partis  écologistes et classiques n’offrent aucun espoir rationnel d’avancées environnementales qui soient à la hauteur de la gravité de la situation.

   Et ceci vaut aussi bien  pour les Verts que pour la tentative de CAP21 avec le Modem.

 

2)   L’autonomie électorale préalable vis-à-vis des partis classiques est donc incontournable à tous les niveaux, sauf exceptions très localisées.

Il en découle la nécessité absolue d’établir d’autres rapports de force dès les premiers tours.

 

3)   Aucun parti écologiste, fut-ce celui des Verts, n’est en situation de créer, seul, de tels rapports de force. Cet état de fait vient d’être dramatiquement accentué  par le maintien de la candidature présidentielle VOYNET. S’y sont ajoutés les effets pervers des opérations « Pacte » et « Grenelle », qui vous marginalisent encore plus.

 

 

Seul un choc psychologique est désormais capable de catalyser  une évolution de l’opinion en faveur des écologistes politiques.

 

De façon collective, ce choc ne peut provenir que de la proclamation urgente par les Verts d’une volonté d’ententes électorales   avec les principaux autres partis écologistes.

 

C’est là que réside la priorité des priorités !

 

Lire l'intégralité de la lettre...

 

 

Communiqué n° 13, du 21 août 2007

 

Agir Vite                                                   

 http://agirvite.free.fr

 

Refondation(s) de l’écologie politique (?)

Le seul espoir de sortir  de l’impasse actuelle

est que les Verts  cessent de se tromper d’ennemis.

 

Cela fait 13 ans que les Verts essayent de faire passer dans l’opinion que toute écologie qui n’est pas  « de gauche » est erronée, et qu’elle doit être dénoncée et combattue. Non seulement ils n’y sont pas parvenus sur cette durée, mais leur influence est même actuellement en nette régression. Ils ont  voulu tout à la fois, et n’ont rien obtenu ou presque. Entre-temps, la question environnementale est devenue un problème majeur, vital. Et la prise de conscience de ce danger est devenue largement majoritaire dans l’opinion.

 

Il n’est plus temps de se demander s’ils ont ou non raison sur le fond, mais d’analyser les  erreurs majeures qui ont conduit à deux  échecs : le leur,  et surtout et par ricochet, celui de toute la revendication écologique.  Et ce, afin d’en tirer maintenant les leçons, dans l’urgence !

 

( Lire la suite... )

 

 

 

Communiqué n° 12, du 18 mars 2007

 

 

( A la suite, lettre ouverte remise aux Verts le 28 novembre 2006)

 

Corinne LEPAGE s’est ralliée à François BAYROU.

Mais où est le véritable levier d’une politique environnementale ?

 

Sur les dix-neuf dernières années, les postes de ministres de l’environnement ont été occupés pendant  quasiment onze ans par des écologistes faisant autorité : Brice LALONDE (4 ans), Corinne LEPAGE (2 ans),  Dominique VOYNET (4 ans) relayée parYves COCHET (10 mois).

Pendant ces 11 années d’exercice, ces personnalités successives ont été impuissantes à imposer les prises en compte des urgences environnementales: eau, air, diététique, produits toxiques, techniques toxiques (incinérateurs d’ordures), éco-taxes et fer-routage contre les gaz à effets de serre, incitations et subventions aux énergies renouvelables, principe pollueur-payeur (de fait, ce sont les pollués qui payent).

Chacune de leurs tentatives a été efficacement enrayée, à l’intérieur du Parlement,  par l’action des lobbies sur le point d’être touchés dans leurs intérêts: FNSEA, industries agro-alimentaires, lobby routier et pétrolier, lobby de l’assainissement, lobby électro-nucléaire, etc.

 

Cette situation était la conséquence de la faiblesse numérique de la représentation écologiste à l’Assemblée Nationale. Dans ce système électoral diaboliquement bipolarisant, où ce sont les deux partis majoritaires qui décident, de fait, de la représentation législative des autres partis, le PS n’a jamais accordé (et n’accorde toujours pas) aux Verts ce qu’il consent, sans trop se faire prier, au PC(2) : un groupe de députés suffisamment nombreux pour être en mesure de peser sur les décisions d’une majorité de gauche, et donc du Parlement.

 

Le même constat d’impuissance peut être fait à propos de celui qui a été pendant des années le conseiller écologique « privé » de l’actuel Président de la République, Nicolas HULOT….. Depuis quelques jours, la place que Corinne LEPAGE occupe auprès du candidat BAYROU est de la même nature. Il est arrivé trop souvent que les promesses n’ont engagé que ceux qui y ont cru.

 

Le véritable enjeu ne sera donc ni au Ministère de l’Environnement, ni à la Présidence, mais bien à l’Assemblée Nationale, car c’est elle qui a le dernier mot, par le vote des lois. Bien plus que la question des fonctions actuelles ou futures (éventuelles) de Corinne LEPAGE, se pose donc celle du nombre de circonscriptions gagnables que F.BAYROU se sera (ou non ??) engagé à réserver à des candidats députés de CAP21, le parti écologiste de Corinne LEPAGE. Et ce, avec l’accord de l’UDF ou en son nom, et avec son engagement à les soutenir ouvertement.

 

Le 28 novembre dernier, notre association a remis un constat analogue aux Verts (3) . 

Tirant la leçon de l’expérience calamiteuse de leur participation à la « majorité plurielle » (1997-2002) et des compromissions et perversions qu’elles entraînent pour leur parti, il leur a été écrit qu’il vaut mieux ne pas avoir de députés du tout (et préserver leur indépendance), que d’en mendier une pincée diluée dans une majorité sur laquelle il n’auront aucune prise.

 

(1) Agir Vite est un groupe de pression en écologie politique, indépendant. L’adhésion est refusée aux membres des partis. L’association s’interdit statutairement de présenter des candidats à des élections.

(2)  Le poids des Verts dans  les élections récentes a pourtant été de 40 à 55% plus élevé que celui du PC.

(3) Voir  ci-dessous .

 

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N° 11

      Agir Vite
Association de protection de l’environnement,                                                                                                                                                   28/11/2006
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Lettre ouverte au parti des « Verts », remise aux Verts de Grenoble.

 

 

Chers Amis,

 

Ce 28 novembre 2006, des adhérents et sympathisants actifs d’Agir Vite, tous résidant à Grenoble ou dans sa couronne, ont voulu  collectivement  rencontrer des responsables  locaux de votre parti, afin que cette lettre vous soit transmise.

 

Exposé des motifs :

 

Force est de constater que dans la dernière décennie, les Verts n’ont jamais su atteindre une moyenne nationale électorale de 10% (sauf une fois, aux élections européennes de 1999, et encore, à condition de cumuler les suffrages Verts et MEI), alors qu’il est patent que  le seuil critique pour obtenir un nombre substantiel de groupes d’élus en mesure de peser sur des décisions concrètes dans les différentes institutions, se situe à seulement 12-13%.

 

Cette inefficacité a deux raisons manifestes.   

 

1) En se retranchant derrière le  critère droite-gauche, depuis 12 ans les Verts  ont constamment refusé toute entente électorale avec d’autres formations écologistes, et à chaque fois ils les ont même prises pour cible. Ils ont ainsi créé dans l’opinion un phénomène d’incompréhension, voire de rejet vis-à-vis de l’écologie politique.

 

Cette stratégie sectaire a eu des conséquences absurdes mais prévisibles, lors d’élections autres que législatives. Il est par exemple mathématiquement démontré qu’en 1998, le  refus (de fait) des Verts-Isère, de constituer une liste unique avec un Conseiller sortant GE allié à un MEI et d’autres sensibilités, a fait rater aux écologistes Verts et non-Verts,  l’élection de deux conseillers régionaux en Rhône-Alpes. Et le deuxième aurait pris son siège à un candidat du F.N. ! Un autre cas caractéristique de sectarisme contre-productif, est décrit sur : http://agirvite.free.fr/prix_serpolet_et_ricin_2004.htm  

 

Pour les élections législatives de 1997 et 2002, en invoquant le même mobile, des alliances électorales ont été  négociées avec le PS, parti pourtant connu depuis 15 ans pour son imperméabilité aux préoccupations environnementales, parce que génétiquement hybridé avec les lobbies (FNSEA, agro-industriel, chimique, pétrolier, routier, nucléaire, etc.), et subsistant  de symbioses avec eux.

 

Sur le plan des résultats concrets, cette stratégie a mené à l’impuissance politique, alors même que les Verts  occupaient le poste de Ministre de l’Environnement durant 5 ans. Hormis les trois primes d’entrée que ce parti avait exigées en 1994-1997 (arrêt de Superphénix principalement), la seule décision à effet continu obtenue a été une 1° hausse du tarif de rachat des énergies renouvelables. Pour le reste, vos ministres n’ont fait qu’avaler couleuvre sur couleuvre, tout en se cramponnant à leur « maroquin » aux moments où ils  auraient dû démissionner. 

 

Après l’avancée, capitale mais ponctuelle, qu’a représenté l’abandon de Superphénix, le résultat de cette stratégie a été dérisoire : elle a, tout au plus, permis à une petite quinzaine de têtes de l’appareil du parti de se créer une carrière parlementaire, à l’Assemblée, au Sénat, et à Strasbourg.

 

Et il est manifeste que depuis, la plupart de ces parlementaires interviennent constamment pour  maintenir les Verts dans la mouvance et la dépendance du PS, avec le désir apparent de perpétuer leurs carrières ainsi inaugurées. Exemple édifiant : pour les régionales de 2004, alors que vous aviez pris démocratiquement la sage décision de présenter des listes autonomes dans toutes les régions, les mêmes se sont assis sur votre vote. Certains d’entre eux se sont même déplacés dans des fédérations pour  les « retourner », afin de les amener à s’allier avec le PS dès avant le 1° tour !

 

La comparaison avec les politiques écologiques nationales dans les pays qui nous entourent est cruelle pour le bilan politique des Verts français, et calamiteuse pour notre environnement.

 

Elle prouve, par l’absurde,  qu’il faut renoncer à négocier à l’avance des contrats de mandature ou de législature, du genre « gauche plurielle », qui interdiraient ensuite de saisir des opportunités de contrats de gouvernement avec des formations centristes ou modérées dans le cas où elles seraient mieux-disantes en matière d’environnement.

Nous rappelons que de telles coalitions existent dans les conseils municipaux de Sarrebrück, Cologne et Francfort. C’est en Allemagne, et ce n’est pas un hasard! (Voir encadré ci-dessus).

Il n’est pas impossible qu’en Tchéquie, les Verts arrivent à participer à  une telle majorité d’ici quelques jours ou semaines. Ils seraient alors à même d’imposer dans leur pays une véritable politique environnementale, comme des Verts français le font au Conseil de Paris et au Conseil de la Région  Rhône-Alpes.

 

La loi sur le financement des partis politiques est difficile à marier avec des ententes électorales entre formations minoritaires pour les 1° tours des législatives. Mais il faut tirer la leçon de la période 1997-2002 : il vaut mieux ne pas avoir de députés du tout, que d’en mendier une pincée homéopathique diluée dans une « majorité plurielle ». Les compromissions qui en  résultent font du tort à la mouvance écologiste, et surtout, ne font que retarder des décisions pourtant urgentes et inéluctables.

 

- Il faut mettre un terme à ces situations perverses ! -

 

 

Pour toutes ces raisons, l’autonomie vis-à-vis des grands partis doit être une règle impérative. Il n’y a pas d’autres issues écologiquement efficaces que de se partager les  cantons entre partis écologistes, et de présenter des listes écologistes uniques  aux élections régionales, municipales et européennes.

 

Les suffrages obtenus par les uns et les autres au premier tour des législatives précédentes pourront servir de référence pour des partages équitables des candidatures dans les cantons,  et de justes répartitions à l’intérieur des listes.

 

Le succès et l’efficacité sont à ce prix.

 

 

En 2004, votre parti avait fait un pas vers l’autonomie vis-à-vis du PS. Notre association, alors tout juste née, vous avait approuvés et vous avait aidés, à une semaine du 1° tour des régionales en Rhône-Alpes. Ceci parce que votre liste était autonome, et qu’elle était la seule liste écologiste à se présenter.

 

Cet été, vous avez fait un deuxième pas, en affichant  au moins une intention de coopération avec d’autres partis et personnalités écologistes (« Etats Généraux de l’Ecologie Politique »).

Nous regrettons les  positions anti-unitaires qui y ont été prises, celle de Corinne Lepage comme celle de Dominique Voynet (« J’irai jusqu’au bout de ma candidature »). Il est encore temps de rechercher une entente pour une candidature écologiste unique.

Nous espérons que ce n’est, pour les Verts et pour la planète, que le début d’une (r)évolution, et que cette première affirmation historique de solidarité entre écologistes politiques n’avait  pas pour unique objet d’atteindre les 5% au 1° tour de la présidentielle, afin de se faire rembourser les frais de la campagne.

 

Tout semble indiquer que la dégradation de la planète s’emballe

de façon  irréversible vers un désastre, voire vers un cataclysme.

 

La création du groupe de pression indépendant « Agir Vite » a donc pour but de mettre d’urgence un terme à la contradiction flagrante entre l’existence dans l’opinion d’un très fort courant de citoyens angoissés de cette glissade vers l’abîme, et l’incapacité des écologistes politiques français à représenter et concrétiser cette volonté pourtant majoritaire.

 

Selon les sondages, 55% des citoyens étaient sensibilisés aux questions d’environnement il y a quelques trimestres, et ce pourcentage semble avoir encore beaucoup crû récemment. Même si l’on admettait que les réactions de la moitié d’entre eux  sont de type « nimybyste », il en  resterait  encore au moins 25%  représentant un électorat potentiel pour les partis écologistes.

 

Nous avons voulu faire cette démarche collectivement auprès de vous,  pour démontrer  publiquement l’existence dans l’opinion de ce courant d’au moins 15 à 30% de français qui sont des environnementalistes conscients et ne demandant qu’à agir, et qui pourtant, douze ans après la refonte du parti Vert, ne votent toujours pas écolo, ou  s’abstiennent.

 

Agir Vite en est l’émanation, puisque c’est de ce milieu politiquement inorganisé que vient la plus grande part de ceux qui vous interpellent ce soir. En moins de trois ans de bouche à oreille, nous avons facilement réussi à mobiliser sur Grenoble probablement à peu près autant de nouveaux acteurs environnementaux que Les Verts ne l’ont fait, localement, en douze ans.

 

Nous pensons avoir établi une deuxième preuve, de nature statistique, de l’existence de cet énorme potentiel électoral délaissé, et du fait que bien de ses membres se reconnaissent dans les analyses et objectifs d’Agir Vite :

 

En janvier, nous avons présenté de vive voix nos buts à un total de 89  signataires grand-grenoblois  relevés dans une pétition environnementale affichée sur internet.

Récemment,  27 d’entre eux, qui avaient  initialement accepté d’être inscrits sur notre liste de diffusion,  ont confirmé explicitement leur approbation des objectifs et moyens que se donne Agir Vite, soit 30% de toutes les personnes contactées.

Or, pour la seule ville de Grenoble, les signataires de cette pétition en ligne sont plus de 2000.

Il est donc établi que le potentiel d’adhésion aux thèses d’Agir Vite, sur cette seule population  intra-muros connectée, doit s’élever à - au moins 600 citoyens. - Ce chiffre ne comptabilise pas  les signatures sur papier, dont le nombre national est presque aussi élevé que celui des signataires en ligne.

 

2) Vos revendications de nature sociétale sur des sujets d’avant-garde, comme la dépénalisation du cannabis ou le droit au mariage homosexuel, ont démoli à chaque fois une partie de votre travail militant antérieur. Les rejets successifs qui  résultent de telles positions, dont la priorité nous paraît très secondaire par rapport à celle du devenir de la vie sur la planète, atteignent à chaque fois la crédibilité de toute la mouvance « écolo ».  Ce type d’activisme doit rester du domaine des associations, car sinon, il brouille notre message politique commun.

 

Que chacun interroge son entourage : les réflexions ci-dessus sont directement issues des réactions de nos proches, dont la conscience écologique ne peut pas être mis en doute.

 

Mais les Verts ont-ils vraiment tous le sentiment de l’urgence écologique?

 

Ecologiquement vôtre.

Les adhérent et sympathisants grenoblois d’Agir Vite,

Pierre Holveck, président.

(Au dessous de la photo : notre communiqué de presse du surlendemain de cette action)

 

Une partie de la délégation d’Agir Vite devant le local des Verts de l’Isère (reproduction interdite)

 

      Agir Vite

Association de protection de l’environnement,
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Communiqué de Presse.

Grenoble, le 30 novembre 2006

 

Un groupe d’environnementalistes indépendants  interpelle les Verts à Grenoble.

 

Une délégation d’une vingtaine de membres grenoblois de l’association nationale « Agir Vite » (1) s’est rendue, le 28 novembre, au siège départemental des Verts de l’Isère, afin  de leur remettre une lettre ouverte. (2)

                    

Devant le risque que représente la possibilité d’un désastre planétaire lié au réchauffement climatique,  nous nous définissons comme un  « groupe de pression » dont l’objectif est, en plus de notre rôle de « veille écologique », de persuader les partis écologistes de se coaliser entre eux lors des élections, en se partageant les candidatures dans les cantons et en constituant des listes écologistes uniques lors des scrutins municipaux, régionaux et européens.

Pour ce qui la concerne, notre association se refuse statutairement le droit de présenter des candidats. Pour protéger son indépendance, elle refuse également l’adhésion de personnes inscrites dans des partis.

 

Née en 2004,  notre association dénonce l’impuissance constante du principal parti écologiste, alors même que celui-ci a détenu le ministère de l’environnement de 1997 à 2002. Elle dénonce aussi son refus passé de s’allier avec d’autres écologistes politiques, les luttes fratricides qui en ont découlé et le rejet qui en résulte encore dans l’opinion.

 

Nous voyons dans cette carence, principalement la conséquence  des alliances  passées avec le PS, qui, comme les autres partis majoritaires, est fortement pénétré par les lobbies. De  ce fait, il est  totalement paralysé face aux nécessités écologiques, même lorsque celles-ci sont, à l’évidence, aussi criantes qu’urgentes.

Nous lions ces alliances  perverses, à la volonté de certains des leaders Verts, parlementaires, qui agissent à l’intérieur de leur parti  pour le maintenir en toutes circonstances dans une relation de dépendance vis-à-vis du PS, afin que les Verts lui servent d’appoint électoral. La ligne directrice apparente de ces parlementaires est de pérenniser ainsi leur carrière politique, en se servant du prétexte d’une prétendue nécessité de solidarité avec « la gauche ».

 

 Agir Vite estime qu’il faut mettre un terme à ces situations contre-nature, et que, pour les partis écologistes, « il vaut mieux ne pas avoir de députés du tout, que de s’en  faire concéder des pincées homéopathiques diluées  dans des majorités de type plurielles».

 

Les groupes écologistes ne doivent plus accepter des contrats préalables de législatures ou mandatures avec les grands partis, afin de se réserver la liberté de négocier des contrats de gouvernement de coalition majoritaire avec n’importe quel groupe  social-démocrate ou conservateur, mieux-disant environnemental. C’est la situation actuelle qui existe dans les municipalités de Sarrebrück, Cologne et Francfort. Ceci implique l’autonomie électorale de tous les partis écologistes, par rapport aux grands partis.

 

Nous constatons enfin que les Verts minent leur crédit dans l’opinion (ainsi que celui de tous les écologistes), chaque fois qu’ils se lancent dans des luttes sociétales d’avant-garde, qui n’ont rien à voir avec l’environnement. Ces sujets  relèvent d’associations ou de partis majoritaires (dépénalisation du cannabis, droit au mariage homosexuel).

 

Pour chaque décision envisagée, les partis écologistes doivent évaluer quel pourra être son impact dans l’opinion, afin de ne pas écorner leur crédit.

Leur efficacité politique en matière d’environnement doit primer sur toute autre considération.

 

(1)     http://agirvite.free.fr

 (2)   Lettre et photo de la délégation:  http://agirvite.free.fr/Communiques_et_lettres.htm  

 

 

 

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N° 10 - Communiqué du 5 juin 2006.

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Coalitions majoritaires verts-conservateurs  à Sarrebrück, Cologne, et Francfort,

                      et Verts-gauche dans quelques Conseils en France.

 

 

Pour des "contrats de gouvernement" avec les partis les mieux-disants en matière d'environnement.

        

 

L 'association indépendante Agir Vite s'est créée début 2004, au vu de la nécessité  dramatique de décisions politiques concrètes et rapides pour enrayer une agonie de la planète de plus en plus en plus problable .

 

La protection de l'environnement doit prendre d'urgence le pas sur les considérations idéologiques,  droite-gauche ou autres.

Notre association lutte pour casser ce cercle vicieux, qui engendre l'immobilisme écologique (éco-taxes, lois sur l'eau et l'air, pollués-payeurs(1) , tout-routier, etc.), et même des  reculs gravissimes ( incinération des ordures, OGM, disparition totale de l'éco-taxe que représentait la vignette auto, etc.). 

 

Afin de mettre en oeuvre ces impératifs, les écologistes politiques doivent saisir chaque opportunité d'acquérir des leviers de pouvoir dans les différentes institutions,  en acceptant des partenariats avec le ou les partis les mieux-disants environnementaux, à travers des "contrats de gouvernement" s'appuyant sur des majorités dont ils seront, dans chacun des cas,  une composante incontournable.

 

Les contrats de gouvernement définissent des plate-formes, où chaque groupe partenaire obtient l'engagement écrit de l'autre pour  réaliser une liste pré-déterminée d'objectifs concrets. Pour la durée du "gouvernement",  le même accord  définit  aussi  les  compromis acceptés sur les sujets  "idéologiques"  sensibles ( fiscalité, choix et budgets des investissements, etc.). 

 

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Une telle entente a été signée le 9 mai  entre verts et Conservateurs, pour la gestion de la  ville de Francfort, capitale financière de l'Allemagne.

La présidente des Verts francfortois, Andrea Lahr, a déclaré que l'accord  «porte en lui un sacré lot de politique verte».  Des situations analogues se sont aussi établies à Cologne et à Sarrebrück.

 

Les élections législatives autrichiennes de novembre prochain ont une certaine probabilité  de voir ce type de situation s'instaurer à la tête de ce pays.

 

Il y a quelques années, cette configuration avait  été aussi à l'ordre du jour en Belgique.

 

En France, des situations majoritaires analogues existent, depuis 2001 ou 2004, entre Verts et gauche dans quelques Conseils (Conseil de Paris, Ile-de-France, Rhône-Alpes (2) par exemple) . Il en résulte de très nettes avancées environnementales dans ces villes et régions. Mais jamais, jusqu'à présent, les Verts français, encore englués dans leurs préalables idéologiques, n'ont envisagé de CDD de gouvernement avec des partis conservateurs ou centristes.

 

Par rapport aux pays évoqués ci-dessus, la situation française se complique du fait de l'émiettement des partis, et par les particularités grotesques du scrutin uninominal des élections législatives, imposées depuis les années 1970 par le parti gaulliste.

 

Cet état de fait avait poussé les Verts français vers des contrats politiques  négociés préalablement  à chaque élection sur des critères idéologiques, les "contrats de législatures" ou de "mandatures", dont l' exemple (calamiteux pour la protection de l'environnement)  a été celui de la "gauche plurielle", de 1997 à 2002.  

Ce type d'engagement  leur aurait enlevé - et leur enlèverait encore- toute possibilité de saisir des opportunités de participer à des configurations majoritaires différentes, "à l'allemande", en supposant que la possibilité  en apparaisse à l'issue de tel ou tel scrutin.  

 

Une condition préalable en est  que les écologistes politiques français se présentent indépendamment des grands partis chaque fois que c'est techniquement possible (scrutins de listes et cantonaux), comme les Verts l'ont fait -avec succès- dans le tiers des Régions il y a deux ans.  Une autre condition d'efficacité, à la fois psychologique et technique, est que les partis environnementaux présentent des listes uniques, et se partagent les candidatures dans les cantons.

 

 

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(1) "Pollués-payeurs": cette formulation n'est pas un lapsus, mais traduit notre intention délibérée de dénoncer un état de fait scandaleux.

(2)  En mars 2004, En Rhône-Alpes, les Verts n'ont réussi à franchir la barre fatidique des 10% du 1° tour des régionales, que extrême justesse (10,08%). Compte tenu d'un épisode inquiétant et inattendu, apparu une semaine auparavant, notre association les y avait aidés ouvertement par une campagne de courriels, de titre "Alerte urgente : n’y aura-t-il plus de représentants écologistes au Conseil Régional de Rhône-Alpes ?", car c'était la seule liste écologiste en lice. ( Pour plus de détails, voir http://agirvite.free.fr/Communiques_et_lettres.htm , n°5)

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9 EOLIENNES : dossier adressé le 16 juin 2005 aux députés membres de la Commission Mixte Paritaire pour la loi « L.O.E. »

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  Agir Vite        

Association de protection de l’environnement,                               

7 rue  Léon Bourjade,       38100       Grenoble

http://agirvite.free.fr  

mail:  agirvite@free.fr 

Téléphone 06 77 34 65 44

 

                                                                                                  Grenoble, le 16 juin 2005.

 

L.O.E. article 10 ter. (Energie éolienne)

 

 

Monsieur le Député, membre de la Commission Paritaire Mixte

 

 

Le 26 mars, nous vous adressions un courriel  intitulé

 

« Le chiffre avancé par votre collègue OLLIER est faux. »

 

Nous y démontrions, fichier téléchargé du site d ‘EDF à l’appui , que l’assertion écrite de Monsieur Patrick OLLIER (reproduite dans Le Figaro du 26 mars) selon laquelle

 

« 95% de notre énergie électrique est produite sans gaz à effet de serre grâce au nucléaire et à l'hydroélectrique ».

…..était fausse .                       .                               

 

En effet, elle revenait à prétendre que notre production d’électricité à partir de combustibles fossiles ne représentait  que 5% du total, alors que l’on pouvait déduire du fichier EDF que cette proportion était nettement supérieure à 9,8 % ,  et même à 10,5% de nos besoins si l’on tenait compte du solde net d’énergie électrique exportée.

 

La journaliste du Figaro explicitait ce nouveau prétexte OLLIER contre l’éolien français en ces termes :

«En clair, un petit peu d'éolien ajouté à d'autres énergies renouvelables suffira grandement à fournir les 5% manquants ».

 

 

Le 3 mai, nous avons développé auprès de Mesdames et Messieurs les Sénateurs,  un certain nombre d’informations et d’arguments,  dont nous vous prions de bien vouloir trouver  ci-après une version ré-actualisée et complétée.

 

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 Parmi les treize députés qui nous avaient fait connaître leur position sur ce problème, il en figurait cinq qui ont soutenu l’amendement, Messieurs De ROUX, ROUBAUT , MOURRUT, COLOMBIER et MARIANI.

 

 

1)--   Sur l’argument de Monsieur  Patrick OLLIER  

 

Ce qui est d’abord frappant dans leurs réponses, c’est qu’aucun de ces cinq députés ne contestait que l’argument chiffré sur lequel Monsieur OLLIER s’était appuyé était faux.

 

 

2)--    La France, pays d’Europe occidentale arriéré en matière d’énergies renouvelables.

 

 Entre autres choses, Monsieur COLOMBIER nous avait écrit :

 

«  Contrairement à ce qui est affirmé, l’objet de cet amendement n’est en aucun cas de stopper l’éolien en France mais simplement de permettre son développement qui aujourd’hui reste trop lent. »

 

De telles contrevérités (il y en a deux en trois lignes) sont tout simplement révoltantes.

 

 

 

A titre d’exemple,  la Région Bretagne a recensé 163 projets éoliens, pour une puissance nominale installée de 930 MW (mégawatt), soit une moyenne de 5,70 MW par projet.

Il n’y en a donc que très peu, ou même peut-être aucun, à dépasser  les 20 MW.

 

Donc, selon la volonté de Messieurs OLLIER, COLOMBIER et autres,

 il aurait fallu  tous les jeter à la trappe !

 

Même si seulement la moitié de ces projets devait se réaliser, soit 415 MW, cela triplerait presque la puissance éolienne qui était installée en France à fin 2003, qui était de   239 MW selon certaines sources, 253 MW selon d’autres.

 

Ceci pourra sembler énorme à première vue, mais ce ne serait en fait qu’un très modeste début de rattrapage, tant l’on sait qu’à la même date, le Danemark, pays douze fois plus petit que le nôtre, en était à  3 110 mégawatt, et l’ Espagne, à 6 202 mégawatt.

 

Nous n’aurons pas la cruauté de faire état des chiffres de l’Allemagne !

 

La modestie d’un tel accroissement de 415 MW, et en plusieurs années, serait à comparer à ce qui a été effectivement réalisé en Espagne dans la seule année 2003 :  1 377 mégawatt , soit 3,3 fois plus!

 

 

 

3)-  La protection des paysages  

 

Monsieur CHRIST, autre député UMP qui avait voté l’amendement OLLIER modifié,  écrivait à l’un de ses électeurs, le 30 mars (extrait) 

 

« Ce dispositif (me paraît) aussi attentif au développement des énergies renouvelables qu’à la protection des paysages des campagnes françaises et de notre littoral. Pour mémoire, 31 permis de construire ont été annulés à la mi-mars dans le Pas-de-Calais, en raison d’une forte opposition locale de riverains à des projets d’Eoliennes ».

 

 

Monsieur CHRIST a ainsi apporté lui-même les preuves :

 

a)       Qu’il n’y avait pas lieu de légiférer pour protéger les paysages d’éoliennes incompatibles, puisque les populations et leurs Maires y arrivent fort bien sans autres textes.

b)       Que la protection des paysages n’était qu’un prétexte en cette matière.

 

 

 

3) Une action qui s’oppose à de nombreuses et rapides créations directes d’emplois non délocalisables,

 

La revue de la section canadienne de l’IEEE (Institute of Electrical and Electronics Engineers), société savante de renommée mondiale, a publié dans l’été 2002 un tableau des emplois directs générés par chaque filière, rapportés à l’énergie produite.

 

Nous reproduisons le tableau dans son intégralité :

 

Technologie   

Emplois/TWh/an

Nucléaire

          100

Géothermale    

          112

Charbon 1

            16

Thermie solaire

          248

Eolienne

          542

                                                                            (TWh , pour térawatt.heures)

 

On constate que l’énergie éolienne est incomparablement plus génératrice d’emplois directs que toute autre filière, dans des rapports qui vont de 5 à  30 par unité d’énergie électrique produite. Il est notoire qu’une  part  de ces emplois est locale et à long terme, car liée à la maintenance courante des machines.    Là encore, il s’agira d’un bienfait pour  des habitants  de secteurs ruraux .

 

Le même article de 2002 signalait que le prix de revient du kwh  éolien n’avait pas fini de baisser, et qu’ il se situait déjà alors entre 4 et 6 centimes d’USD, soit de 4,5 à 6,75 centimes d’euro/kwh, compte tenu du (haut !) cours du dollar de cette époque.

 

L’éolien devient  de plus en plus compétitif, et  ses perspectives économiques sont telles qu’un énorme développement de cette technique est inéluctable, y compris en France.

 

 

Selon l’ « Observatoire des Energies Renouvelables », pendant la seule année 2003 il s’est installé  7.860 MW éoliens dans le monde.

Ceci correspond à un  rythme de croissance annuelle de 25 % !

 

Y a-t-il beaucoup d’autres marchés présentant un tel taux de croissance ?

Et pourtant, aucune de ces machines n’a été construite par une société française !

 

On déduit des informations données par la même source, que les trois firmes espagnoles spécialisées ont fait , en 2003,  un chiffre d’affaires largement supérieur au milliard d’euros, avec un effectif d’environ 2000 salariés.

 

 

 

La nature et les localisations qéographiques diffuses,  majoritairement littorales, des productions éoliennes, ont l’avantage supplémentaire d’injecter du courant en « bouts de réseaux », loin des grosses centrales. Ces productions sont et seront consommées à courte distance, soulageant d’autant le réseau de distribution,  et économisant une partie de l’énergie actuellement perdue par échauffement des lignes électriques.

 

 

 

L’ opposition actuelle au développement de l’éolien est le prolongement d’un combat d’arrière-garde, qui  avait déjà eu pour conséquence de casser cette filère industrielle en France au moment même où elle pouvait devenir florissante. C’est ce que montre ce  qui s’est passé ensuite dans plusieurs  pays voisins.

Elle a déjà privé notre Pays d’un développement industriel intéressant, et des créations d’emplois qui en auraient résulté.

 

Ce type d’opposition est une opposition  au progrès.

 

 

4) Une action contre l’intérêt général , et celui de nombreuses populations et communes rurales

 

 

Le même Monsieur CHRIST affirmait 

 

« Ce dispositif ne me paraît pas, au final, répondre aux intérêts particuliers de quelque groupe de pression que ce soit, mais bien à l’intérêt général ..(…) . »

 

 

Or, on ne peut que constater que :

 

a)      Déjà l’an dernier, la même majorité de députés avait voté une diminution du budget de l’ADEME, dont une des conséquences ultimes est l’abandon de tous les projets photovoltaïques particuliers. Nos Adhérents concernés peuvent en témoigner.

 

b)       L’amendement de dernière minute de Messieurs OLLIER & Autres  avait été accompagné, le 21 mars,  d’une question écrite de Monsieur ROUBAUT au Ministre de l’Environnement, sur la nécessité qu’il y aurait  de protéger les paysages contre les éoliennes dans son secteur.

Quand on sait que Monsieur ROUBAUT  est le député de la circonscription du Gard qui comprend le Centre Atomique de Marcoule, son bassin d’emplois, et les résidences d’une partie des personnels du complexe électronucléaire du Tricastin et d’une partie de celui de Cruas-Meysse, on est en droit de se demander s’il était vraiment dans les meilleures conditions d’objectivité pour défendre l’ « intérêt général » en cette matière.

 

Il est clair aux yeux de la plus grande partie de l’opinion, que ces agissement n’avaient pour objet que de défendre les intérêts particuliers du lobby électro-nucléaire, en freinant le développement de toute concurrence indépendante.

 

c)   Des centaines de communes rurales se trouvent dans des régions où le climat est dur du fait de la persistance et de la force des vents. De tous temps, ces régions ont eu à souffrir des contraintes humaines et agricoles dues à ces climats locaux ( nécessités de créer et entretenir des haies, ou des murets là où le vent est tellement fort que la végétation ne pousse pas, adaptation lourde des habitations, longs isolements dus aux congères en Ardèche et ailleurs, etc..)

 

A ces populations et à leurs communes défavorisées, une manne allait enfin  tomber du ciel ! Et voilà qu’un groupe de députés voulait leur retirer ce pain de la bouche !

 

d)      Des milliers de lieux ruraux ont un potentiel éolien petit ou moyen, compatible avec la protection des sites, des vues remarquables, des monuments classés, et du bien-être des habitants.

Organiser l’impossibilité légale de les équiper, c’est refuser une possibilité de  revenus supplémentaires récurrents et sûrs à des milliers d’ agriculteurs, et susceptibles de rentabiliser leur exploitation (location, royalties, ou même exploitation en pleine propriété).

Il faut ajouter à cela que ces agriculteurs pourront continuer à élever et/ou cultiver  jusque sous les machines, puisque les socles bétonnés de celles-ci peuvent être enterrés.

 

(…)

 

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8 Communiqué du 22 août 2004 : BILAN DES ELECTIONS DU PRINTEMPS 2004

 

 

Elections régionales de mars.

 

Agir Vite avait  expliqué en janvier pourquoi le 1° tour des régionales de 2004 serait aussi celui des législatives de 2007. (Voir http://agirvite.free.fr/Les_conditions_de_l’efficacite.htm ), et pourquoi il était donc capital que les Verts présentent des listes autonomes le 21 mars.

Il faut rappeler que le PS ne leur avait concédé que 7 circonscriptions gagnables aux législatives de 1997, ce qui avait entraîné l’impuissance de D. VOYNET, ministre de l’environnement,  dans le gouvernement Jospin, en même temps que celle des Verts, dans la « majorité de gauche plurielle » »(loi sur l'eau, sur l'air, écotaxes, pollueur-payeur, etc.). Dans cette Assemblée Nationale, leurs 7 voix n’étaient pas nécessaires pour constituer une majorité, alors que les 35 sièges que le PS avait laissés au PC l’étaient.

 

En 2003, une majorité des Verts avait tiré la conclusion logique de cette impuissance, et avait choisi   l'autonomie pour les régionales de cette année, contre la volonté de D.VOYNET et  N.MAMERE. En la maintenant de façon stricte dans 6 régions (Auvergne, Bretagne, Champagne-Ardennes, Limousin, Nord-PdeC, Rhône-Alpes) malgré les pressions du PS et l'opposition acharnée du tandem ci-dessus, les Verts se sont mis en situation de se compter par rapport au reste de la gauche, et ce, de façon statistiquement incontestable.

 

Un rapport de forces a été établi, capital pour l’avenir.

C'est l'un des objectifs qu'Agir Vite avait développés, et c'est l'un des considérations qui avaient mené à  sa création.

Les Verts disposent maintenant d'une base de discussion solide pour négocier  la répartition des circonscriptions éligibles avec le PS, le PC et le PRG, pour le 1° tour des législatives de 2007.

C'est bien là ce que le PS avait voulu empêcher, aidé par  D. VOYNET et N.MAMERE, en proposant des "ponts d'or" (en sièges) aux Verts, pour qu'ils ne présentent pas de listes autonomes au 1° tour des régionales.
Appliqué rétroactivement aux 314 députés de la "majorité plurielle" de l’assemblée nationale 1997-2002, le ratio qui vient d’être établi aurait conduit à une représentation  d'environ 60 députés Verts dans la dite majorité ! Cela n'ouvre-t-il pas des perspectives?

 

Autre point intéressant : dans quatre régions (Ile-de France, Franche-Comté, PACA et Rhône-Alpes), les élus Verts sont arbitres des majorités, ce qui est un autre de nos objectifs. Ce sont désormais des « éco-régions ». Mais il faut bien voir que pour les trois 1° d’entre elles, cette situation est fortuite, car résultant des offres pré-electorales « généreuses » du PS, alors encore traumatisé par le 21 avril 2002, et soucieux, comme déjà expliqué, d’empêcher les Verts de se compter par rapport au reste de la gauche.

 

Elections européennes de juin.

 

Pour un scrutin qui était traditionnellement favorable aux écologistes (11,25% cinq ans auparavant, en concurrence entre 2 listes nationales des Verts et du MEI), et dans une situation d’abstention record, la dynamique créée aux régionales aurait dû propulser les pourcentages relatifs obtenus par les Verts. Au lieu de cela, cette dynamique a été brisée par le lancement, par le même N. MAMERE, de l’affaire du mariage homo-sexuel de Bègles. Les électeurs qui avaient voté pour les Verts aux régionales se sont encore plus démobilisés aux européennes que la moyenne des autres électeurs!

 

Ce recul est net le 13 juin, même dans les régions où Les Verts s’étaient présentés en autonomie le 21 mars. Dans ces régions là, ils ne se sont pourtant pas trouvés confrontés à des listes « Palestine », et les résultats insignifiants des listes fédéralistes et espérantistes n’ont pu interférer avec leur électorat qu’à la marge de la marge. Même la prise en compte des 7309 voix obtenues par la liste MEI dans les 4 départements de la région Champagne-Ardennes n’invalide pas ce constat.

 

Nous posons une question : pourquoi a-t-il absolument fallu que Noël Mamère lance cette bataille en pleine campagne des élections européennes, et pas après le 13 juin ?

 

-Les résultats en voix permettent de répondre à quelques questions intéressantes.

1)      Quels auraient dû être les scores stricts des écolos pour avoir un siège de plus dans chacune des 7 circonscriptions métropolitaines (soit 13 sièges au lieu des 6 obtenus) ?

2)    A quels groupes politiques ces sièges auraient-ils été pris ?

 

Tableau: A : Circonscriptions. B : résultats des Verts en voix,  et  C en sièges.

D : voix nécessaires pour obtenir 1 siège de plus.  E : % correspondants. F : formations « victimes ».

 

A

B

C

D

E(*)

F

SUD-EST 

221.271

1

326.564

11,38 %

UMP

NORD-OUEST 

176.005

1

308.926

11,41 %

PS

ILE-de France 

(**)  205.348

1

274.000

9,77 %

PS

EST

(***) 142.187

1

275.867

11,70 %

UDF

OUEST           

195.338

1

315.680

11,80 %

PS

CENTRE

88.445

0

140.339

9,61 %

UDF

SUD-OUEST

209.504

1

333.362

12,60 %

UDF

 

 

(*) Dans ce scénario, il a été considéré que  les voix supplémentaires  auraient été prises  à l’abstention, ce qui, compte tenu de son ampleur, n’est pas une hypothèse très risquée.

 

(**) En Ile-de-France, la liste CAP21 autonome (Corinne LEPAGE) a fait 98.663 voix. Le tableau montre que c ‘est  beaucoup  plus qu’il n‘en a manqué aux Verts pour obtenir un 2° siège. Encore des voix et un siège perdus !

 

(***) Dans l’Est, la liste MEI a recueilli 61.443 voix. Le simple cumul des écolos y aurait donc été de 203.630 voix, soit 9,15% des suffrages exprimés.

 

 

Bien sûr, avec des « si », on peut toujours fantasmer.

Mais il faut quand même  admettre qu’atteindre de tels pourcentages n’était pas à priori utopique, puisque 5 ans auparavant, les écolos pourtant désunis,  avaient totalisé 11,25% des suffrages.

 

Compte tenu des nouvelles modalités du scrutin, on ne peut tirer aucune conclusion définitive de ces chiffres. Nous faisons quand même remarquer qu’ils sont, tous sauf un, compatibles avec l’objectif technique que nous avions défini. A savoir, la nécessité d’une influence électorale de 12-13% dans la population pour obtenir, enfin, des décisions politiques concrètes et cohérentes en faveur de l’environnement.

 

Reste l’attitude de Génération Ecologie.

-16 jours avant l’élection, GE publiait sur son site un communiqué signé France GAMERRE, présidente, et adjointe au maire UMP de Marseille, de titre  "Génération Ecologie les Bleus soutient la liste conduite par Brice Hortefeux " (dans le Centre). Le texte précisait : « C'est la seule liste UMP que soutiendra le mouvement écologiste présidé par France Gamerre ».

 

Or, Brice HORTEFEUX n’est pas n’importe qui; c’est le bras droit d’un certain Nicolas SARKOZY. Voilà les faits ; chacun en tirera son interprétation.

 

-De plus, 6 jours avant l’élection paraissait une étude des Amis de la Terre sur le palmarès des députés européens sortants qui avaient voté de 1989 à 2004 contre les propositions pour protéger l'environnement, ou pour des amendements destinés à torpiller de telles propositions. Brice HORTEFEUX y figurait, en très très mauvaise position. Nous avons fait suivre ce communiqué à GE, sur-le-champ.

-Fin juin, nous constations que le communiqué de France GAMERRE avait été retiré de l’affichage du site de GE.

 

Jusqu’à présent, notre association indépendante avait traité chacun des partis écologistes non satellisés et ayant présenté des listes dans les 6 dernières années, avec la même considération. Il appartiendra à nos adhérents de décider dans quelques semaines s’il y a lieu de remettre en cause cette position pour ce qui concerne Génération Ecologie.

 

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7 Lettre du 1° juin 2004 à Gilles Lemaire, au sujet du projet de mariage gay de Bègles.

(affichée le 14 juin 2004, lendemain de l’élection européenne. Il y a lieu de préciser que le 8 juin, Les Verts ont pris collectivement position pour le droit aux mariages homosexuels, et avaient même annoncé leur intention de présenter un projet de loi en ce sens. )

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Agir Vite,

 

A Gilles Lemaire, secrétaire national des Verts.

 

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N. Mamère  et Mariages gays /Européennes

 Mardi 1° juin, 08h00

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 Bonjour,

 

Il y a quelques semaines, les sondages donnaient 8% pour les Verts , ce qui était logique au vu des résultats dans les régions où vous vous étiez présentés en autonomie

 

. Selon une dépêche REUTER de mercredi soir,

 

« Sur 838 personnes interrogées les 21 et 22 mai, 40,5% affirment vouloir voter pour des listes de gauche (PS, PC, PRG ou Verts), dont 30% pour les listes socialistes, 4% pour les listes communistes et 6% pour les Verts.
Au total, la gauche perd 2,5 points par rapport à une enquête similaire réalisée début mai - le PS gagne un point mais les Verts en perdent un, etc.
 »

 

Samedi, BVA accordait 9% aux Verts, et l’IFOP , 7%.

 

 Quoiqu’il en advienne dans 12 jours, nous revenons sur un sujet soulevé dans notre manifeste, concernant les raisons que nous voyons aux faibles scores des Verts par rapport aux 55% de français qui sont sensibles aux thèses écologistes.

L’une de ces raisons est, la suivante : Les Verts se tirent  chaque fois des balles dans les pieds en prenant position sur des problèmes de société qui, comme la dépénalisation du cannabis, ne rassemblent pas encore un très large consensus, Nous y rappelons que les grands sauts de société ont été le plus souvent imposés à des majorités de droite  par des personnalités de droite: loi NEUWIRTH pour le droit à la contraception, loi VEIL pour le droit à l’IVG, après que ces sujets aient atteint un haut niveau de consensus dans l’opinion, obtenu par les actions d’associations (Planning Familial, Choisir) et pas par celles de partis.

 

Il est très important de remarquer que lorsque ces majorités (de droite) avaient été élues, ni la liberté de contraception ni celle de l’IVG ne figurait à leur programme électoral.

 

Même sur un sujet qui sensibilise tous les compartiments de la société, comme le droit à l’euthanasie, ce serait perdre, vainement, beaucoup d’efficacité politique, que de vouloir prendre position en l’état.

 

 Ce n’est pas aux partis, surtout minoritaires, de faire de la pédagogie sur de tels sujets. Il faut laisser cela aux associations.

 

------Notre intervention concerne l’affaire des mariages gays à Bègles.

 

Certes, cela semble être une «affaire  Mamère », mais, pour la plupart des gens que nous essayons ensemble de toucher, cela  apparaît comme une revendication des Verts.

 

N. Mamère ne peu pas oublier qu’il a été le candidat des Verts à la présidentielle, et qu’à l’insu de son plein gré ou non, chaque mot qu’il prononce est interprété  par la plus grande part  des électeurs comme une position des Verts.

Et il sera tenu à cette obligation de réserve tant que cet état de fait médiatique durera.

 

On se retrouve,  en gros, dans le  même mécanisme délétère que lorsque A. Lipietz avait lâché cette phrase malheureuse sur l’amnistie en Corse.

 

Il nous semble que le moins que vous puissiez faire est  de trouver un moyen de communiquer que le mariage de Bègles est une initiative personnelle, qui n’engage que son initiateur.

En outre, nous tenons à souligner notre étonnement qu’il ait sorti ça en pleine campagne des européennes, et pas après le 13 juin .

 

Cordialement ;

Agir Vite

 

 

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6 - Elections européennes (affiché le 19 mai 2004)

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(courriels, pour confirmations numériques de lettres sur papier)

Agir Vite            Grenoble, le 21 avril 2004

BP 11               38320            Brié

Site : http://agirvite.free.fr  

Mèl:        agirvite@free.fr

                  

 

La collégiale d’Agir Vite aux directions nationales de :

 

-CAP 21 , Madame Corinne LEPAGE, Présidente

-GE, Madame France GAMERRE, Présidente

-LES VERTS , Monsieur Gilles LEMAIRE, Secrétaire National, aux bons soins des Verts-Isère

-MEI, Monsieur Dominique BAUDUIN, Secrétaire National,

 (par lettres  et par courriels )

 

Concerne : ELECTIONS EUROPEENNES DE JUIN

(Copie : par rapport aux 4 lettres  originales, une demande a été ajoutée au milieu de la 3° page , signalée en rouge)

 

Chers amis écologistes,

 

La présente lettre est destinée à être largement publiée, et nous vous prions donc de bien vouloir nous excuser d’y entrer dans des détails techniques que vous connaissez certainement mieux que nous.

 

Nous tenons d’abord à souligner quelques enseignements des résultats des 1° tours des régionales.

Dans les 7 régions où les Verts ont présenté des listes strictement autonomes, ils ont obtenu  une moyenne de 8, 22%,  ce qui est un beau pas en avant

Dans les régions où les Verts ont fait alliance dès le 1° tour, et où se présentaient d’autres listes écologistes, ces dernières ont aussi obtenu de bons résultats, sauf en PACA, qui est une région vraiment à part, à tous points de vue. Hormis cette région, le MEI a fait 7,4% - 5,21% - 5,65% - 4,29%. En Languedoc, CAP21 a récolté 4,8% ; en Haute-Normandie, (une liste indépendante, ayant le soutien du MEI et de) G.E. : 4,17%.

Il ressort de ces chiffres que :

 

Dans ce 2° type de régions, les listes MEI et CAP21 en concurrence avec des listes Verts+PS, ont néanmoins fait partout plus que la moitié de ce que les Verts ont obtenu, en moyenne, dans les autres régions où ils se  présentaient seuls et en autonomie.

 

(Nous écartons le cas atypique de Génération Ecologie en IDF, car leur mauvais résultat découle certainement du nouveau  virage qu’ils ont pris le 18 février, et de leur entrée en  campagne à seulement un mois du 1° tour )

 

 Ceci signifie que dans les régions où les électeurs avaient le choix entre une liste Verts+PS+x et une liste écologiste autonome, ils ont voté en majorité pour la liste autonome, quelle que soit l’étiquette de celle-ci. On retrouve là les caractéristiques de ce que nous constatons chez une forte proportion de nos adhérents et sympathisants actifs, reflets d’une partie importante de la masse des français susceptibles de voter actuellement écolo:

-ils votent plus volontiers pour des écologistes autonomes que pour des listes d’alliance avec des partis classiques ;

-ils n’accordent qu’une importance relative à l’affinité droite-gauche d’une liste, du moment qu’elle  est (ou se dit) écologiste. Le MEI mis à part, vous considérerez peut-être que c’est regrettable, mais si vous voulez progresser dans les scrutins, vous devez prendre vos électeurs encore potentiels comme ils sont, et pas comme vous voudriez qu’ils soient. L’avenir de la planète en dépend ;

-les différences qui vous séparent sont même opaques pour la plupart d’entre eux, car ils refusent de s’intéresser à des spécificités qu’ils considèrent comme « politiciennes ». Pour eux, seule l’écologie compte.

Dès lors, quand vous vous présentez en concurrence, beaucoup vous fuient, comme le montre un sondage parmi nos adhérents : 38%(*) d’entre eux avaient voté plutôt pour les partis « classiques » (extrème-gauche comprise) ou se sont abstenus, aux 1° tours de 1998 ( régionales), du 21 avril 2002 (présidentielle), et en 1999 (européennes).

 

      Et pourtant, ils ont adhéré à notre groupe strictement écologiste ! Où est l’erreur ?

(*)Le résultat de ce  sondage est réactualisé au fur et à mesure des adhésions à notre association.

 

Pour ce qui est des résultats du 2° tour des régionales, il y a lieu de faire les remarques suivantes:

 

 Les Verts n’ont dépassé le seuil crucial des 10% qu’en Rhône-Alpes, où ils ont recueilli un tout petit peu moins de 10,09% des Voix. Encore faut-il voir que cette exception résulte d’un conflit écologique local.

 

Cette marge est exactement de  0,0863%, ce qui  correspond au vote de 1847  (arrondi par excès) électeurs. La plus grande partie de cet excédent est imputable aux conséquences de l’entêtement des notables  socialistes de l’agglo. grenobloise à vouloir imposer aux habitants la construction d’un stade de football sur une partie arborée du plus beau parc de la ville. Voir le site

   http://sosparcpaulmistral.prosygma-serveur.net/index.asp?intro=yes

 

Une partie de cet excédent provient aussi de l’ALERTE URGENTE lancée par mails  à plusieurs centaines de destinataires  par Agir Vite, quatre jours avant le 1° tour, et dont le titre était « N’y aura-t-il plus d’élus écologistes au Conseil régional de Rhône-Alpes ? ». Cette alerte faisait suite à un article de Libé, selon lequel le PS menaçait de ne pas fusionner avec les Verts autonomes. Elle se trouve reproduite plus bas, communiqué n° 5

 

Dans quatre Conseils Régionaux: Franche-Comté, Ile-de-France, PACA, Rhône-Alpes, les écologistes Verts sont arbitres des majorités.

Ce type de  situation est exactement celui qu’à Agir Vite nous appelons de nos vœux, qui justifie sa création, et qui s’est traduit dans notre manifeste par l’objectif :« Acquérir des leviers de pouvoir ».

 

         Mais il faut bien voir aussi que cette victoire, limitée, ne se reproduira pas de si tôt. Car elle résulte d’une part de la panique qui avait saisi le PS à la suite du 21 avril 2002, et qui avait amené JP Huchon à offrir le quart des sièges aux Verts d’IDF.  Puis, le PS à fait pression sur les Verts, en proposant, en contre-partie, d’étendre cette règle du quart à l’ensemble de la France.

            Elle résulte, ensuite, du ras-le-bol exacerbé des électeurs, dont l’ampleur était encore imprévue à la veille du 1° tour.

 

Notre analyse reste valide pour les élections futures, à savoir que :

 

les écologistes ne pourront obtenir des leviers de pouvoir  durables que lorsque les moyennes nationales de leurs résultats autonomes et unitaires atteindront la zone des 12-13%, zone où leurs coalitions commenceront à entrer efficacement en concurrence avec les partis classiques.

 

(Ce seuil est celui qu’avait atteint le FN lorsque les partis traditionnels se  sont crus obligés de  faire  de la politique sécuritaire)

 

 Abordons maintenant l’objet de cette lettre, à savoir les européennes.

 

Le nombre d'élus français ne sera que de 78, alors qu’ils sont 87 actuellement.

L'élection aura lieu à la représentation proportionnelle dans le cadre de huit « circonscriptions » (pour la 1° fois), regroupant les régions pour la métropole et l'ensemble des départements, territoires et collectivités pour l'outre-mer. Les sièges sont répartis, dans chaque « circonscription », entre les listes ayant obtenus au moins 5% des suffrages exprimés

Les restes seront utilisés suivant la règle de la plus forte moyenne.

:

 Le « quotient électoral » (« QE », pourcentage nécessaire pour obtenir un élu)  était  de 1,2% environ, en 1998, alors que le scrutin était encore par liste nationale unique ; les Verts avaient obtenu 9,7% des exprimés, et 9 sièges au parlement européen . Le MEI avait récolté 268.000 voix, perdues pour tout le monde puisque ce score n’atteignait pas les 5%, en moyenne nationale. Il faut rappeler que si en 1999 une liste unique avait réuni Verts et MEI, la liste aurait probablement eu 2 sièges de plus, un Vert et un MEI, en tablant sur un tout petit effet de dynamique unitaire.

 

Avec cette division du pays en  8 « circonscriptions », et plus que 78 députés français à élire, les Verts auront beaucoup de mal à récupérer un siège dans chaque circonscription, car le quotient électoral variera de 7,14% en Ile-de-France (14 sièges à pourvoir) à 16,67% dans la circonscription « Loire-Massif Central » (6 sièges à pourvoir). D’après la presse, il semblerait d’ailleurs  que les Verts n’espèrent récupérer que 4 sièges environ, sur les 9 qu’ils détiennent actuellement !

Nous énumérons les seuils de QE des  circonscriptions métropolitaines : 7,14%, 7,69% (circonscription sud-est, Corse, PACA, Rhône-Alpes) , 8,33%, 10% , 10% , 10% , 16,67% .

La conclusion est la suivante :

 

Sauf à rassembler les partis écologistes en listes uniques,  les résultats en sièges risquent d’être calamiteux par rapport aux 9 sièges actuels, et d’énormes masses de voix écologistes seront perdues dans des « restes » inemployés.

 

La composition du parlement européen est une chose capitale, tant cette institution a d’importance pour influencer certaines décisions communautaires,  comme celles concernant les réglementations sur les pollutions et empoisonnements induits par les industries chimiques et phytosanitaires, l’interdiction des OGM, ou au moins dans un premier temps, l’obligation des sociétés qui les produisent, d’assumer les conséquences financières et pénales de leurs essais et productions, etc.

 

Dans ces conditions, il faut perdre le moins possible de voix écologistes.

 

Le destin de la planète en dépend, car toute avancée environnementale sur notre continent entier, aura forcément, à terme, un effet moral d’entraînement sur les autres continents, nord-américain compris.

 

Représentatifs de la masse des français qui sont sensibles aux thèses écologistes, mais rebutés jusqu’à présent par les concurrences que les partis écologistes se sont faites, nous  mettons LES VERTS devant cette responsabilité gravissime, et exigeons d’eux 

-une entente pour une liste unique dans la circonscription Est, de composition équitable entre les Verts et le MEI.

-dans toutes les circonscriptions, la présence de listes écologistes uniques,  où des candidats MEI, CAP21 et GE seront acceptés au  titre d’un symbole nouveau de solidarité des écologistes politiques français contre le désastre planétaire qui s’annonce.

 

Puisqu’ils sont majoritaires, c’est aux Verts, et à Monsieur Gilles LEMAIRE en particulier,  que nous demandons instamment de bien vouloir prendre les initiatives nécessaires à la concrétisation de ces impératifs.

 

Du MEI, de CAP21 et de GE, nous exigeons qu’ils acceptent, sans ressentiment, des places symboliques dans ces listes d’union, dans l’intérêt de tous. (*)

 

En outre, nous sommes convaincus qu’une telle nouveauté aura des effets psychologiques considérables sur l’opinion, et donc que Les Verts y gagneront en juin des sièges qu’ils ne gagneraient pas en se présentant seuls.

Pour tous, ce point de départ solidaire devrait permettre de drainer dès ce mois de juin,  des voix de ceux des 55% de français sensibilisés au drame environnemental, qui étaient réfractaires jusqu’à présent à voter écolo.

 

Cordialement.

 

La collégiale d’Agir Vite.

 

(*) Il est clair qu’aucun des quatre partis sollicités ne saurait, dans une circonscription donnée, présenter des candidats à la fois dans une liste écologiste solidaire et dans une autre liste.

 

Note : Au Comité National Inter-Régional (CNIR) des Verts du 3 avril, Gilles LEMAIRE, Secrétaire National des Verts, avait déclaré :

Les incidents dans la fusion des listes de deuxième tour (Champage-Ardennes et Midi-Pyrénnées NDLR), dans la répartition des responsabilités au sein des exécutifs démontrent que les tentations hégémoniques persistent au Parti socialiste. Ne laissons pas les socialistes retomber dans leurs mauvaises habitudes !

 

Il serait très positif que Les Verts renoncent, eux aussi, à faire subir aux autres partis écolos(*)  les conséquences des mêmes  tentations hégémoniques que celles que Gilles LEMAIRE reproche au Parti socialiste.

(*) Exemples : en Lorraine et en Bourgogne pour les régionales, et dans l’Ain pour les cantonales.

Agir Vite y reviendra sous peu.

 

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> Message du 15/05/04 08:35
> De : "Agir Vite"  à listes de discussion par mail.
> Objet : Elections européennes

Agir Vite                                            Grenoble, le 19mai 2004

BP11              38320            Brié

Site : http://agirvite.free.fr  

Courriel:  agirvite@free.fr

 

Bonjour,

 

Elections européennes

Le  27 avril, nous avions confirmé par courriels aux 4 partis nos envois du 24 avril, concernant les élections européennes. Devant le silence du secrétariat national des Verts, nous avions publié le texte ci-dessus sur des listes de diffusion écologistes.

 

-Le 5 mai, nous avons réitéré auprès des 4 porte-parole des Verts, es-qualités.

 

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Réponse  de Gilles Lemaire, Secrétaire National des Verts, le 7 mai  :

 

Nous sommes persuadés que le rassemblement des écologistes politiques estsouhaitable à la condition qu'elle se fasse sur une stratégie politiquepartagée. Les Verts ont fait le choix de rechercher des accords de mandatureavec les partis de gauche pour changer les politiques publiques. Pour qued'éventuels accords politiques soient possibles, il est nécessaire que ceuxci se fassent sur le constat d'un accord sur cette stratégie. Cela n'est paspossible avec CAP21 et Génération Ecologie ou Ecologie bleue qui quand ilsexistent encore sont partie intégrante des alliances des partis de droite.Quant au MEI, malgré les contacts que nous avons eu il n'accepte pas cettestratégie qui est en débat en leur sein. Je vous joins copie de la lettreque nous venons de leur envoyer.

Cordialement
gilles lemaire
secrétaire national des verts

 

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Grenoble, le 11 mai 2004, par mail à 10h40.

 

La collégiale d’Agir Vite,

 

à Monsieur Gilles LEMAIRE,

Secrétaire National des Verts.

CC aux porte-parole des Verts.

 

Nous vous accusons réception de votre courriel du 7 mai..

 

Nous tenons d’abord à contester fermement une allégation que vous y faites : nous n’avons jamais inclus « Ecologie Bleue» dans nos propositions de coalitions électorales écologistes. Leur autre nom est «UMP-Les Bleus » ; or, notre association n’a jamais inclus de satellites dans ses perspectives. Vous ne pouvez ignorer que dans notre envoi de plusieurs centaines de courriels du 17mars, soit 4 jours avant le 1° tour, à faire suivre en chaîne, et intitulés « Alerte urgente : N’y aura-t-il plus aucun écologiste élu au Conseil Régional de Rhône-Alpes », notre association avait écrit : « C’est pourquoi, dans un premier temps, Agir Vite s’est réjouie de la décision d’une majorité des Verts de revenir à l’autonomie, comme elle se réjouit maintenant de voir Génération Ecologie se libérer de sa dépendance vis-à-vis de l’UMP.. » . (Voir nos communiqués sur http://agirvite.free.fr/Communiques_et_lettres.htm ).

 

Quant à la réaffirmation de votre choix de (ne)  rechercher (que) des accords de mandature  avec les partis de gauche, nous vous faisons remarquer :

1)       Qu’avec cette stratégie, depuis 1994, vous vous êtes mis dans l’impossibilité de capitaliser les suffrages des français sensibles aux thèmes de l’écologie, qui sont maintenant 55% de la population, à comparer à vos maigres 8% actuels. Votre choix d’être à gauche avant toute autre considération est en partie responsable des existences d’un parti neutre  et de deux (**)  partis écologistes de droite, et ce morcellement désempare, rebute et détourne la plupart des électeurs.

2)       Qu’avec cette stratégie, et ceci explique cela, depuis 10 ans vous n’avez abouti à rien de pérenne, ni à défendre les valeurs de la gauche, encore moins à faire avancer celles de l’écologie. Même dans la majorité parlementaire plurielle, vous n’avez été que des partenaires désarmés. Vos propositions ont été ou balayées (éco-taxes) ou réduites à presque rien (lois sur l’air et sur l’eau) par la « gauche ».

                    Et vous voulez en faire reprendre pour 5 ans à la planète-mère?

3)       Que les écologistes belges et autrichiens, eux, n’ont pas hésité à négocier, non pas des accords de mandature mais des contrats de gouvernement avec des partis de droite. Si cela n’a pas abouti, c’est simplement parce que leurs partenaires éventuels ont refusé de s’engager sur les plates-formes minimum et/ou sur les lignes rouges (sociales ou autres) à ne pas franchir que les écologistes concernés avaient exigées. Cela démontre d’une part qu’ils n’étaient pas prêts à y perdre leur âme, ce qui est rassurant, mais aussi que de tels contrats sont parfaitement envisageables.

4)       Que la distinction entre gauche et droite n’est plus guère significative. Il y a d’une part un pôle libéral, anti-environnemental , ne survivant que par et pour une croissance continue, chimérique et dramatique, qui va de JOSPIN(*) à MADELIN, en se nourrissant (dans tous les sens du terme) de ses symbioses avec les lobbies (FNSEA, agro-alimentaire, électro-nucléaire, routier, chimique, chasseur, etc)

 (*) Par exemple, nous rappelons que c’est JOSPIN qui a nommé commissaire européen le néo-libéral Pascal LAMY , celui du «G-je-ne–sais-combien»  de CANCUN.

 

D’un autre côté, il y a un pôle environnementaliste en gestation.

 

La « fracture écologique » est de plus en plus fondamentale entre ces deux pôles ; ce qui reste de la fracture politique entre la « droite » et la «gauche» l’est beaucoup moins.

 

Vous nous informez du contenu de votre réponse du 4 mai aux propositions du MEI. Il appartient à celui-ci d’y répondre éventuellement ce qui lui convient, mais nous y contestons deux de vos arguments qui font obstacles à nos revendications.

 

Devant les enjeux planétaires vitaux en cause, le moins que l’on puisse dire, c’est que les arguments du genre « plupart des documents de campagne déjà imprimés » ou « candidats éligibles désignés dès la fin 2003 » sont irrecevables  . Si vous en étiez vraiment là, nous serions prêts à prendre l’initiative d’une souscription nationale pour participer à l’impression des documents de  campagne des futures listes écologistes, uniques et solidaires, et nous soumettrions cette proposition de souscription à toutes les associations de protection de l’environnement.

 

D’autre part, avec les nouvelles modalités, et au vu des derniers sondages qui confirment les 8,2% moyens qu’ont obtenu vos listes autonomes au 1° tour des régionales, vous n’êtes assurés d’obtenir un député européen que dans un seul cas, celui de l’Ile-de-France, et vous n’avez une très forte probabilité d’en avoir un autre qu’en Rhône-Alpes  (lapsus récidivant : lire Sud-Est) (**).  Vous en avez 9 actuellement.

 

 Dans ces conditions, combien reste-t-il, à ce jour, de vos « candidats éligibles désignés dès la fin 2003 » ?

  

 Le MEI a une représentativité substantielle dans la circonscription EST . Si les Verts et le MEI y présentent chacun une liste, vous vous y éliminerez l’un l’autre. Mais il faut y faire 10,0% pour avoir un député à la proportionnelle, chiffre plus élevé que votre récente moyenne nationale autonome. Etes-vous bien sûrs qu’un accord sur la répartition des deux premières places y serait impossible, si se réalisent ailleurs les accords que nous proposons ? L’avez vous vérifié concrètement?

 

 Pour les autres partis écologistes, nous vous avons demandé une place symbolique, c’est-à-dire, s’ils en sont d’accord, en fin de listes, avec incompatibilité si présentation de candidats dans une autre liste de la même circonscription. Cela  en élimine quelques uns.

 

 Notre principe est d’être strictement équidistants des partis écologistes ayant un minimum d’autonomie et de réalité d’existence politique. Nous sommes convaincus que la plus grande efficacité, à votre premier bénéfice comme à celui de l’environnement, serait que tous soient représentés dans des listes solidaires. Mais si l’accord que nous appelons de nos vœux ne portait que sur deux d'entre eux, ce serait déjà un immense espoir.

 

Nous vous réitérons notre demande.

 

Cordialement.

 

Agir Vite.

(**) Précisions omises dans le courriel original, daté du 11 mai. 

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Le dossier en est resté là depuis le 15 mai. La levée de fait du moratoire sur les OGM, aujourd'hui,  par la Commission Européenne, remet les Verts devant leurs responsabilités dans les conséquences de leur aveuglement à refuser toute entente avec un autre parti écologiste.

Tout au plus peut-on espérer que cet évènement créerait un choc dans l'opinion d'ici le 13 juin?

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5 Courriel envoyé aux associations , puis à de très nombreux militants écologistes de Rhône-alpes.

_______________________________________________________________________

Agir Vite            Le mardi 16 mars 2004

Association régie par la loi de 1901

BP11 ,       38320    Brié

Site : http://agirvite.free.fr  

Mèl:        agirvite@free.fr

Assoc. n° 0 381 031 497

SIREN : 451 824 833, APE 913.

 

 

Alerte urgente: n’y aura-t-il plus de représentants écologistes

 au Conseil Régional de Rhône-Alpes ?

 

 

 

Agir Vite est une nouvelle association, strictement indépendante des partis politiques, comme la votre. L’acceptation des adhésions y est conditionnée à  la signature d’une attestation sur l’honneur de ne pas être membre d’un parti politique, et de ne pas s’être présenté à une élection dans les 6 années précédentes, sauf à une municipale dans une commune de moins de 3.500 habitants.

 

Notre association regroupe des citoyens qui en ont par-dessus la tête de voir les partis écologistes se neutraliser les uns les autres aux élections, et n’arriver à rien en termes d’efficacité politique, même  quand on leur  fait l’aumône de quelques postes ministériels en forme de hochets.

 

Agir Vite fait le constat que les partis majoritaires classiques (PS, UMP) se laissent dicter leurs positions sur l’environnement par les lobbies, FNSEA, routier, agro-industriel, chimique, bio-technologique, nucléaire, BTP, chasseur, tauromachique, « sportifs » professionnels. Nous aboutissons à la conclusion que la seule façon de sortir de ce cercle vicieux, est que ces partis se fassent désormais dicter leurs positions par les citoyens (écologistes en l’occurrence), seul type de lobbies légitimes, prévus par notre constitution.

 

L’histoire récente de la politique sécuritaire de l’UMP face à la montée du FN, a montré que les politiques ne se préoccupent de l’avis des électeurs que quand des partis représentatifs de ceux-ci  s’entendent pour les concurrencer en termes de sièges, et commencent à atteindre des scores de 12 à 13% en moyenne nationale. De tels résultats ne peuvent être  atteints que par des listes autonomes uniques, et par des candidatures uniques dans les scrutins uninominaux.

 

C’est pourquoi, dans un premier temps, Agir Vite s’est réjouie de la décision d’une majorité des Verts de revenir à l’autonomie, comme elle se réjouit maintenant de voir Génération Ecologie se libérer de sa dépendance vis-à-vis de l’UMP, dans laquelle son ancien président Brice Lalonde l’avait entraînée, via Démocratie Libérale.

 

 

 

En Rhône-Alpes, nous avons la double chance, d’avoir d’une part une liste unique écologiste autonome,  présentée par les Verts (tête de liste régionale : Gérard Leras) ; et d’autre part, aucun autre  écologiste ne se présente, du moins en tant que tel, dans les autres listes.

 

Mais, comme vous pourrez le lire dans l’article joint, paru page 15 dans Libération d’hier, le PS menace d’empêcher toute représentation écologiste à la région Rhône-Alpes, et peut-être dans de nombreuses autres régions.

 

Ce qui est décrit dans cet article nécessite une explication préalable. Chirac et l’UMP ont réformé le scrutin en avril 2003,  introduisant un 2° tour. Désormais, une liste régionale qui obtiendra entre 5 et 9,99% au 1° tour, ne pourra que voir certains de ses candidats être acceptés pour le 2° tour, dans une autre liste qui aurait, elle, fait plus de 10,00%.

D’autre part, 25% des sièges seront attribués d’emblée à la liste qui arrivera en tête au 2° tour, les 75% restants étant attribués à la proportionnelle entre toutes les listes présentes à ce niveau, avec répartition des restes « à la plus forte moyenne ».

Autant dire que c’est tout ou rien, car la liste victorieuse au 2° tour emportera quasi certainement la majorité absolue du Conseil.

 

C’est dans ce cadre que se place notre alerte.

 

Si la liste unique écologiste n’atteint pas 10% au 1° tour, la réalisation de la  vengeance du PS  aboutirait presque certainement à l’absence totale de représentants écologistes au Conseil Régional. Ce serait certainement très dommageable en termes de subventions régionales aux énergies nouvelles, à la protection de la nature, et à la lutte contre les gaz à effets de serre.

 

 

Les sondages accordent actuellement environ 8,5% à la liste écologiste unique, et accordent la victoire finale à la liste UMP-UDF de Comparini-Gaymard. Nous sommes donc bien dans la situation  catastrophe.

 

La seule alternative, virtuelle, serait que les Verts puissent fusionner avec la liste LO-LCR si celle-ci dépassait les 10%. Mais dans ce cas, les LO-LCR auraient les mêmes raisons que le PS de refuser cette fusion, puisqu’ils n’ont aucune probabilité d’arriver premiers au 2° tour.

 

 

Voilà votre responsabilité de citoyens écologistes !   Forts de votre indépendance politique, il FAUTvous convaincre,  et convaincre vos adhérents qu’il FAUT qu’ils votent dans 5 jours pour la liste écologiste unique, celle présentée par les Verts. Comme gage de votre indépendance, il faut leur dire, comme nous vous le disons :

 

« nous aurions exactement la même position si cette liste était MEI (Waechter),  ou CAP21 (Corinne Lepage), ou GE (ex-Lalonde) ».

 

Pour ceux qui ont un mail, nous vous suggérons de leur transférer la présente alerte, sous notre responsabilité.

 

Merci pour vos actions sur le terrain.

 

Agir Vite.

8 mars 2004

 

 

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3  Communiqué du 27 mars 2004 (à 07h 40), veille du 2° tour des élections régionales.

Ce lundi 22 mars, les résultats d'Ile de France (IDF) ont été les suivants: LCR/LO 3,99%, PCF 7,2%, PS/PRG/Verts/MRC 31,95%, GE 2,51%, UMP+UDF 40,91%, FN+MNR 13,44%.

 CUMULS: gauche+Verts 43,14%,   GE 2,51%,   UMP+UDF 40,91%,   FN+MNR 13,44%.

La situation est indécise, et même inquiétante. D’une part , il est vraisemblable qu’une partie de l’électorat LO ne reportera pas ses voix. D’autre part, il est à craindre qu’une petite partie de l’électorat FN+MNR « vote utile » . En tous cas , on constate que si les électeurs  GE du 1° tour  votent UMP+UDF, le résultat risque d’être catastrophique pour l’écologie. Il faut rappeler qu'il y a encore quelques semaines GE était associée à l'UMP, et on peut imaginer que  peu de ces 2,51% d'électeurs sont au courant de de leur divorce d’avec l’UMP.

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Nous avions envoyé à GE ce lundi à 13 h , un mail dont extraits suivent, avec une pluie de confirmations sur différents répondeurs des responsables concernés. Aucune réaction, sauf un accusé de réception d'appel téléphonique du porte-parole de GE, vers 20h.

U R G E N T

 

Le président d'Agir Vite, à Madame GAMERRE, Présidente de Génération Ecolgie,

Madame Carine PELEGRIN, tête de la liste GE "De l'oxygène pour l'Ile de France",

Monsieur VILLENEUVE, porte-parole de GE.

 

Mesdames, Monsieur,

 

(..) Dans ce cadre, les résultats du 1° tour en IDF nous amènent à faire les constats suivants:

- Si la  liste fusionnée UMP-UDF l'emporte, il n'y aura pratiquement pas d'élu écologiste en IDF, Corinne LEPAGE mise à part.

- La seule liste comportant un nombre substantiel d'écologistes, qui puisse se maintenir, est la liste VERTS+PS.

- Les Conseils Régionaux ont de très importantes compétences en matière d'énergies nouvelles, et surtout d'économie de gaz à effets de serre, par le développement de transports publics alternatifs à la voiture et aux bus, et par toutes les subventions qu'ils décident ou non d'accorder aux énergies nouvelles, au développement de la cogénération, et à la filière bois. C'est dans le  domaine de l'environnement que la composition des CR, au sens de leur proportion d' élus écologistes, a la plus grande importance quant aux décisions ou non-décisions de réalisations concrètes. Dans les autres domaines: gestion des lycées, des grands équipements sportifs, etc,  les différences de compositions droite-gauche aboutissent rarement à des décisions très divergentes.

- Vous n'avez plus aucune obligation vis-à-vis de l'UMP, et vous avez même annoncé vouloir former un regroupement écologiste de centre-droit. D'autre part, que la liste UMP-UDF soit élue ou battue, Corinne Lepage sera certainement élue, (..)

Forts de notre totale indépendance et de notre équidistance de tous les partis écolos, il nous apparaît que votre devoir, dans l'intérêt VITAL de la planète, est de vous désister ouvertement pour la liste  VERTS-PS, afin que vos 2,51% permettent que des écolos aient un maximum de poids  au Conseil Régional d'IDF. Soyez assurés que nous aurions exactement la  même position si les rôles entre Verts et vous étaient interchangés,(..). Soyez aussi assurés que votre contribution à ce résultat ne pourra pas être passée sous silence. (..)

 

Agir Vite.

 

 

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Depuis, silence total de GE, et  nous avions lancé mardi une pétition sur internet, à adresser en double exemplaire au secrétariat national de  GE,  et au directeur de sa campagne en I-De-F. Voici le texte de cette  PETITION INTERNET :

 

NOUS VOUS PROPOSONS L'ACTION URGENTISSIME SUIVANTE: 

 

Vous envoyez le texte proposé (ci-dessous, NDLR) , en le modifiant à votre idée le cas échéant, et en lui donnant l'"objet" qui vous conviendra (copiez-collez d'un seul coup les 2 adresses mail dans la zone destinataire). Et vous transférez le présent mail avec son fichier joint à toutes les personnes dont vous pensez qu'elles pourraient y donner suite. Merci.

 

Le président d'Agir Vite,

 

Association régie par la loi de 1901

BP11              38320            Brié

Site : http://agirvite.free.fr  

Mèl:        agirvite@free.fr

Assoc. n° 0 381 03 1497

SIREN : 451 824 833, APE 913.

 

---------------------------------------- 

A ce texte était joint le fichier suivant :

A Mesdames et Messieurs les dirigeants nationaux de Génération Ecologie,

A Madame la candidate tête de liste de  «  de l’oxygène pour l’ID France », 

 et à Monsieur son  directeur de  campagne, mèls :

 

generation.ecologie@wanadoo.fr , didier.bernard77@free.fr

 

 

 Mesdames, Messieurs,

 

 

Vous avez reçu ce lundi 22 mars, en milieu de journée des mails et des messages téléphoniques enregistrés, provenant de l’association Agir Vite, et attirant votre attention sur vos responsabilités quant à l’issue de la  situation indécise créée par les résultats du 1° tour de l’élection régionale en Ile-de-France.

 

En ma qualité d’électeur non engagé dans un parti politique, sensible aux impératifs politiques urgents en vue du sauvetage de la planète, je demande personnellement à vos candidats de se désister explicitement pour la liste PS+VERTS , car c’est la seule façon d’obtenir que les défenseurs de l’environnement soient substantiellement représentés dans le futur Conseil Régional d’Ile-de-France, le plus important par ses moyens financiers.

 

 

Veuillez agréer, Mesdames, Messieurs, l’expression de ma considération distinguée.

 

 

---------

 

Ce samedi veille du 2° tour, nous affirmons que la direction de Génération Ecologie ne peut ignorer qu’ en Ile-de-France :

-ou bien c’est la liste VERTS+PS+PC qui l’emporte , et alors plus de 25%  des conseillers régionaux d’IDF seront des écologistes ;

-ou bien c’est la liste UMP+UDF+C. Lepage  qui gagne, et alors cette dernière sera la seule écologiste élue sur 209 (poids : 0,48% ).

 

S’il devait s’avérer demain soir que la liste VERTS++ avait raté la victoire de moins de 2% des votes exprimés, le parti « Génération Ecologie » portera la responsabilité d’avoir réduit à néant, par son silence,  tout espoir  de progrès sérieux de l’écologie en Ile-de-France pour les 5 ans qui viennent.

 

 

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1  Communiqué du  25 janvier 2003.

Le premier sondage publié au sujet des élections régionales semble donner raison à l’analyse de l’association Agir Vite.

 

 Dans son édition datée du 23 janvier, sous la plume de Philippe Le Cœur, Le Monde a publié un article intitulé « Deux tiers des français tentés par le vote sanction aux régionales », à partir d’un sondage commandé à TNS-Sofres.

 

Cet article attribue aux  listes autonomes des Verts, supposées se présenter dans seulement 10 (*) régions,  3,5% des voix, mais malheureusement rapportées au nombre total de sondés sur tout le pays. Ce chiffre est donc inférieur de plus de moitié au résultat qu’aurait dû donner le sondage, en comparant ces intentions de vote au nombre de sondés de ces seules 10 régions où elles ont été comptabilisées.

Noous avons donc tenté de faire un « redressement » de ce pourcentage de 3,5%, sans signification par lui-même. Pour cela nous ne disposions que des chiffres des votes exprimés aux régionales de 1998, qui sont les suivants :

 

-votes exprimés aux régionales de 1998 dans toute la France métropolitaine :                             21.241.000

-votes exprimés dans les 10 régions où les verts sont supposés présenter des listes autonomes :  8.863.000

 

-approche d’un redressement du chiffre publié par Le Monde : 3,5% x 21,241 / 8,863 =   8,4 %

  

Ce redressement doit être utilisé  avec circonspection,  dans la mesure où d’une part nous avons été contraints de le baser sur la constitution de l’électorat d’il y a  six ans, et que, d’autre part, l’échantillon total n’ayant  été que de 1000 personnes, il ne porte que sur environ 400 personnes dans les 10 régions concernées.

 

Néanmoins, nous constatons qu’il entre exactement dans le scénario que nous prévoyions sur ce  site. 

A savoir, que les Verts autonomes approcheront les 10 %,  mais ne  sont pas du tout assurés de dépasser, seuls, ce niveau devenu crucial du fait des nouvelles dispositions de la loi d'avril 2003 (Nécessité de dépasser strictement 10% des exprimés pour avoir le droit de se maintenir au second tour, rapport de force favorable pour discuter d’alliances avec un major pour essayer de profiter de la prime majoritaire de 25% des sièges) . Par contre, ils auront de bonnes probabilités de  dépasser ces 10% fatidiques s'ils forment des  coalitions électorales avec le MEI et/ou CAP21 ou GE.

 

Agir Vite,    

 (*)Alsace, Auvergne, Basse-Normandie, Bretagne, Champagne-Ardennes, Limousin, Lorraine, Midi-Pyrénées, Nord-Pas de Calais, Rhône-Alpes, d’après les inducations du site des Verts.

 

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Score réel obtenu au 1° tour des régionales : sur les régions où les Verts ont finalement maintenu des listes autonomes, la moyenne obtenue est de 8,22%, à comparer aux 8,4%  que nous avions calculés en « redressant » le sondage du Monde, deux mois auparavant.

 

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[1]  Corinne LEPAGE et son parti sont liés au MODEM, mais ce lien n’est peut-être pas gravé dans le marbre.

Une situation politique nouvelle peut légitimement susciter une remise en cause.

Même si Corinne LEPAGE devait répondre négativement à la proposition ci-dessus, les choses seraient au moins éclaircies aux yeux de l’opinion.